Les adultes surdoués ont tendance à échouer dans leur vie professionnelle, alors qu’ils sont censés exceller dans ce domaine en particulier. Le fait est que le milieu d’entreprise n’est pas propice à leur épanouissement et peut même devenir un lieu de souffrance et de désillusion pour eux : on parle alors de burn-out.

Une surcharge de travail chronique

Une des causes du burn-out chez les Hauts Potentiels Intellectuels (HPI) est la surcharge de travail chronique. Étant curieux de nature, avec ce besoin constant d’apprendre de nouvelles choses, les adultes surdoués sont amenés à accomplir de nombreuses tâches à la fois. Ils font alors face à une suractivité mentale en réfléchissant à de nombreux problèmes à la fois, en travaillant des heures sans jamais s’arrêter, en évitant de récupérer après une rude journée de travail. Le haut potentiel est tellement accaparé par ses pensées complexes et son travail en surcharge qu’il n’arrive plus à s’arrêter.

Par ailleurs, en remarquant un tel rythme effréné de travail, il y a de fortes chances que le supérieur hiérarchique du haut potentiel soit tenté de l’exploiter. Face à un collaborateur qui ne refuse jamais une tâche qu’on lui assigne, le supérieur a tendance à donner plus de travail à faire que la normale à réaliser en une seule journée par exemple. De plus, il est certain que les tâches assignées sont les plus ardues, tant le niveau d’exigence augmente au fur et à mesure. Au final, ce cercle vicieux peut amener l’adulte surdoué à d’autres complications. Pour y remédier avant que cela n’aille trop loin, il convient de trouver des solutions auprès de formateurs pour adultes surdoués.

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La dépression des hauts potentiels exploités

Ainsi exploité, le haut potentiel ne s’en rend pas forcément compte. Il vaque à ses occupations sans se rendre compte que ce qu’il fait est au-dessus de la normale. En effet, très exigeant envers lui-même, il se met énormément de pression et lorsque les tâches deviennent excessives et que les objectifs à atteindre deviennent trop élevés, il arrive qu’il ne les atteigne pas. Dans ce cas, le haut potentiel considère qu’il est incompétent et qu’il est face à une situation d’échec : la dépression arrive peu à peu, suite à des « échecs » répétés de ce genre. En effet, son estime de soi s’estompe au fur et à mesure et les remarques ou critiques des collègues n’aident forcément pas.

La relation difficile du HPI avec les collègues et les supérieurs hiérarchiques

Les adultes surdoués sont des hypersensibles de nature. Ainsi, les situations de conflit, les injustices, les critiques, ou encore le manque d’honnêteté de la part des collègues les affectent plus que la plupart des gens. Il s’agit encore une fois d’un cercle vicieux dans la mesure où le haut potentiel a tendance à adopter un comportement qui sort du lot et des idées originales. De ce fait, les collaborateurs de travail peuvent interpréter cela comme une forme de rébellion. Il arrive même que ses collègues voient en lui un indiscipliné ou un perturbateur. Incomprise de tous, la personne HP a pourtant souvent raison : c’est problématique, car en plus, l’adulte haut potentiel qui a tendance à vouloir que les tâches soient exécutées au plus vite et le mieux possible se montrera aussi impatient envers ses collaborateurs. Il jugera que ces derniers n’en font pas assez ou qu’ils ne suivent pas son rythme.

Il y a aussi le cas du manager manipulateur. Les supérieurs hiérarchiques ont tendance à exploiter les hauts potentiels en leur faisant encore plus croire que le travail acharné est le secret de l’épanouissement personnel. Le fait est que les managers sont souvent limités dans leurs compétences… Selon le principe de Peter, un chef de service ou un patron peut être moins compétent qu’il ne le laisse paraître ; malgré cela, il a tout de même pu arriver à ce niveau de l’échelle sociale.

Il en résulte alors une véritable course à la performance qui engendre ensuite des pervers narcissiques, principaux ennemis des adultes surdoués. Ce type de supérieur hiérarchique toxique a tendance à dévaloriser son collaborateur pour combler son complexe. Il se sert des autres, particulièrement des personnes HP de son service pour combler son manque de compétences et prend même plaisir à détruire les autres. Ce type de gestionnaire est souvent la cause du burn-out chez les adultes surdoués.

Quelques solutions pour y remédier au burn out chez les HPI

Il existe heureusement quelques moyens pour éviter que l’adulte surdoué soit atteint de burn-out. Comme ces personnes sont dotées d’une grande vitesse de réflexion, cette capacité peut être canalisée dans la réalisation d’un projet de grande envergure et surtout, constructif. Il faut utiliser ses pensées pour résoudre des problèmes constructifs.

Il est important de savoir diriger la réflexion propre à la douance et son attention pour ne pas se retrouver au cœur de trop nombreuses tâches, impossibles à finir dans les temps. Pour ce faire, il faut éviter les pensées négatives et se concentrer à la place sur l’anticipation d’événements positifs. Lorsqu’un emploi commence à devenir trop toxique pour le haut potentiel, avant qu’il ne soit dépassé par les événements, il lui est conseillé de changer carrément de travail. Aussi, avant de candidater pour un poste, il convient de bien le choisir. Il vaut mieux pour la personne HP d’opter pour une profession où elle peut être indépendante, libre et où ses pensées et manières d’agir originales seront acceptées. Il n’y a pas de travail prédéfini pour l’adulte en situation de surdouement : cela dépend des cas.

Ainsi, il est important pour l’adulte surdoué de bien définir ses besoins et ses exigences pour pouvoir s’épanouir dans le milieu professionnel. Il est également crucial pour le HPI de savoir gérer ses émotions : hypersensible de nature, la personne HP doit apprendre à décharger ses émotions de manière saine, à se reconnecter à la vie émotionnelle de manière plus modérée.

L’adulte surdoué a tendance à beaucoup réfléchir, ce qui l’amène à un déséquilibre : il privilégie la pensée par rapport à son propre corps, si bien qu’il ne connaît aucune limite. En effet, la pensée n’a pas de limites, mais le corps, si. Ainsi, en privilégiant trop le mental, le corps n’arrive plus à suivre, et le stress et les tensions arrivent rapidement. Pour éviter cela, il est important pour l’adulte surdoué hyper sollicité de revenir au corps de manière fréquente.