Véritable couteau suisse administratif, social et juridique, le gestionnaire paie et social reste avant tout associé au bulletin de salaire. Dans ce guide pratique, nous vous proposons de revenir sur le quotidien du gestionnaire paie et social ainsi que le parcours académique à suivre pour occuper cette fonction.

Comment devenir gestionnaire paie et social ?

S’il est surtout associé au bulletin de salaire, le gestionnaire paie et social est un professionnel polyvalent qui intervient dans un large spectre de missions dans les volets administratif, social et juridique. Ce métier est accessible après un bac +2 (DUT gestion des entreprises et des administrations ou BTS Comptabilité et gestion), un bac +3 (diplôme de comptabilité et de gestion DCG ou licence pro gestionnaire de paie) ou encore un bac +5 pour favoriser une évolution professionnelle rapide (master en gestion financière et comptable par exemple).

Le gestionnaire de paie et social peut prétendre à une évolution de carrière transversale, avec changement de l’environnement de travail. Il pourra ainsi passer d’une PME à un cabinet d’expertise comptable ou à un grand groupe multinational. Il peut également évoluer vers un poste de responsable paie, se spécialiser dans un métier des Ressources Humaines (responsable du recrutement, chargé de la formation) ou encore aspirer à un poste de direction, notamment en tant que Directeur des Ressources Humaines (DRH) ou Directeur Administratif et Financier (DAF) après plusieurs années d’expérience et un parcours en formation continue.

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Focus sur le quotidien du gestionnaire paie et social

Placé généralement sous la responsabilité de la Direction des Ressources Humaines ou la Direction Administrative et Financière, le gestionnaire paie et social intervient avant tout dans l’établissement du bulletin de salaire et des différentes déclarations sociales. Par conséquent, son activité connaît une charge de travail fluctuante, avec un pic en fin de mois pour des raisons évidentes. Il s’emploie ainsi à saisir les entrées du personnel, les éléments variables de paie, les données relatives aux congés et arrêts de travail, etc. Il peut également être amené à réaliser les travaux de clôtures mensuelles comme la gestion des acomptes, ATD et oppositions.

Par sa formation, le gestionnaire paie et social justifie d’une maîtrise pointue des principaux logiciels de paie, mais aussi des progiciels de gestion intégrée (ERP) les plus utilisés en entreprise. Il est aussi à l’aise sur les tableurs Excel et Google Sheets qui restent encore très présents dans le quotidien de la profession. Ses connaissances juridiques et sa veille permanente sur les évolutions de la législation lui permettent de prendre en charge une partie de la mise à jour réglementaire de l’entreprise et de réviser les manuels et les procédures, le cas échéant.

Un professionnel polyvalent, au-delà du bulletin de salaire

Pour les salariés, le gestionnaire paie et social est avant le spécialiste du bulletin de salaire. En réalité, sa fonction va beaucoup plus loin :

  • Le spécialiste du bulletin de salaire. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le gestionnaire paie et social ne fait pas qu’établir ce document dans le respect de la législation en vigueur. Il en assure également le « service après vente », en ce sens qu’il répond aux éventuelles interrogations et demandes de renseignement des salariés.
  • Dans les petites structures, le gestionnaire paie et social est un genre de couteau suisse juridique et administratif. Débrouillard et polyvalent, il peut être amené à participer aux réunions avec les partenaires sociaux, à prendre part aux négociations, etc.
  • En règle générale, et à mesure qu’il gagne en expérience, le gestionnaire paie et social va migrer de la saisie des données et l’établissement des documents standards à une mission plus large dans la gestion administrative du personnel. Cette évolution a lieu d’abord de facto avant qu’elle ne soit officialisée par une évolution de carrière.